Vendredi 30 novembre 2007
Depuis 1666, date à laquelle l’Astrologie a été exclue des disciplines
considérées comme scientifiques lors de la création de la nouvelle académie des sciences, la polémique est toujours aussi vive, en particulier avec les astronomes. A leur décharge, on peut
comprendre un certain agacement lorsque des groupes scolaires ou le grand public leur posent des questions d’Astrologie alors qu’ils font une conférence sur l’Univers… Ils ne cessent (et se
doivent), alors de diffamer l’Astrologie comme étant une supercherie, une croyance irrationnelle ou encore un obscurantisme (on peut aussi être agacé par cela, surtout quand on pense que
l'astronomie est la fille de l'Astrologie…).
En dehors de toutes croyances, peut-on qualifier l’Astrologie de
science ?
L’Astrologie est une science "empirique" (empirisme = doctrine selon
laquelle l'expérience est la donnée première et la source de la connaissance), au même titre que la médecine ou la psychologie. Lorsqu’elle était encore enseignée à l’Université, elle était
catégorisée parmi les sciences humaines.
Ce type de science est très différente des sciences expérimentales
(mathématiques, physique ou astronomie), où une hypothèse est fondée à partir d’une observation qui doit être démontrée par l’expérimentation.
Aujourd’hui, l’expérimentation reste bloquée au stade de l’observation. La
complexité humaine se retrouve dans l’interprétation astrologique : les signes et les astres sont des symboles, avec cet aspect indéfinissable propre à tout symbole. C’est ce qui rend les études
statistiques si difficiles.
Pour leur part, les astrologues qui cherchent des théories physiques pour
expliquer l’influence des astres sur l’homme, ne peuvent pas aller bien loin car la physique est aujourd’hui devenue trop complexe pour les non-spécialistes.
Nous sommes donc dans une belle impasse !
Pour les scientifiques, l’Astrologie n’est ni une science, ni une croyance
(contrairement à la voyance, à la numérologie ou à la cartomancie), mais une sorte de pseudo science. L’Astrologie est, en fait, à la frontière de la science physique et de la
philosophie. Tenter de l’expliquer, c’est se retrouver atteint d'un vertige devant un gouffre d’inconnu.
Mais n’est-ce pas l’inconnu qui, en faisant naître ce sentiment d’absurde, peut
libérer l’esprit de ses méandres ? Tous, en tant qu’humain, avons nos limites. Comme les physiciens qui, aux limites de leur compréhension, se mettent à croire en Dieu (eux sont capables
de nous vulgariser l’Astronomie en nous faisant rêver). A trop vouloir expliquer, on finit par faire un “saut’’ dans la croyance...
Si le public pose autant de questions sur l'Astrologie aux astronomes, ne
serait-ce pas parce que l’Univers, tel qu’il est expliqué physiquement, est déshumanisé ? Cette soif de sens est-elle condamnable ? Les scientifiques tentent bien de vulgariser leur savoir
mais l’Astrologie continue de se développer. N’y aurait-il pas intérêt à se rapprocher, à en finir avec le sectarisme, les a priori, les peurs ? L’intérêt que portent tant de gens à
l’Astrologie ne mérite-t-il pas que cette discipline soit considérée scientifiquement ?
Citation
Jean BARETS (mort en 1991),
Ingénieur-conseil Anglais, reconnu mondialement dans sa profession.
Il a vérifié, par la loi des probabilités, certains préceptes fondamentaux de l'astrologie (aspects inter-astres, les angles, capacités et dons selon les signes...). Son étude a porté sur
plusieurs milliers de thèmes (environ 15 à 20.000). Voici comment il conclu son dernier livre :
“…au niveau de l’expérimentation, nous pensons avoir démontré que tout se passe
comme si l’Astrologie existait. Comment agit-elle ? Je n’en sais rien.
Pourquoi l’heure de naissance présente-t-elle une telle importance ? Je n’en
sais rien.
Je ne sais pas non plus comment peuvent s’expliquer les thèses et les postulats
de l’Astrologie. Je ne sais même pas comment ils peuvent agir sur l’homme et si les astres sont des causes ou, simplement, des témoins visibles d’une cause qui agirait sur eux et sur
nous.
Je dirais, quant à moi, que si un homme de science refuse une discussion sur des
expériences, je ne croirai plus que cet homme reste un homme de science, mais qu’il est un croyant en rationalisme ou un non-croyant en Astrologie.
Je ne sais qu’une chose, c’est que j’ai effectué cette recherche avec un bonne
foi totale… ce n’est pas ma faute si, au terme de cette recherche, l’Astrologie me semble exister et si je crois l’avoir rencontrée sur ma route.”
Tiré de son livre “L’Astrologie rencontre la science”